Tout comme le Père Noël ou Saint Nicolas, le Père Fouettard est une des figures incontournables des fêtes de fin d'année. L'origine du Père Fouettard est très
controversée, comme dans toutes les légendes, chacun a sa version et le Père Fouettard change de nom selon les pays qu'il traverse. Il est très souvent associé à Saint Nicolas ou au Père Noël
comme étant le méchant qui distribue des punitions aux vilains enfants alors que son compagnon offre des douceurs aux enfants sages.
Car le rôle du Père Fouettard est de punir les garnements non obéissants et non
travailleurs. A la période des fêtes de Noël, on le
représente traditionnellement comme un personnage sinistre et menaçant, entièrement vêtu de noir. Le Père Fouettard porte un grand manteau et de grosses bottes, il est coiffé d'un capuchon ou
d'une cagoule d'où dépasse parfois une paire de cornes. Selon les versions, on lui attribue même parfois une queue, comme le diable. Toutefois, en Belgique, le Père Fouettard est africain, porte des vêtements de couleurs vives et a souvent de gros
anneaux dans les oreilles. D'après la légende de Saint
Nicolas, le Père Fouettard serait en fait le boucher de la légende qui finit bien, mais est néanmoins assez effrayante... Rappelons que dans ce conte, trois petits enfants qui s'étaient perdus
demandèrent secours à un boucher. Celui-ci les tua et les coupa en morceaux qu'il suspendu dans son saloir. Sept ans plus tard, Saint Nicolas venant à passer demanda le petit salé préparé sept
ans plus tôt. Le boucher s'enfuit et saint Nicolas ressuscita les trois enfants.
Selon certaines traditions, Saint Nicolas aurait obligé le boucher à le suivre
lors de sa distribution de récompenses pour le punir et lui aurait assigné la tâche de punir les enfants désobéissants. Une autre légende veut que le Père Fouettard nous vienne de Metz, en 1552,
lors du siège de la ville par l'armée de Charles Quint. Au
cours d'une procession, les habitants de Metz défilèrent avec un mannequin à l'effigie de l'empereur à travers les rues avant de le brûler.
Le personnage grotesque, armé d'un fouet, poursuivait alors jouvencelles et
damoiseaux, et lorsque Metz fut libérée, le personnage au
fouet fut ressuscité. Il se trouve que son passage coïncidait avec celui de Saint Nicolas et il devint ainsi sous l'appellation de Père Fouettard, le tanneur de fesses qui accompagnait Saint
Nicolas, le distributeur de cadeaux. Selon la région ou le pays que parcourt Saint Nicolas, le Père Fouettard porte un nom différent. En Bavière et enAutriche, on l'appelle Krampus, ce qui signifie crochet, alors que dans d'autres régions
d'Allemagne, on le surnomme Ruprecht ou Knechtruprecht. Mais
quelque soit son nom, sa mission est toujours de corriger les enfants désobéissants. On retrouve également le Père Fouettard en Rhénanie, en Silésie et dans quelques autres endroits, sous forme
d'animal, le plus souvent un bouc, qui se prénomme Pelzbock, Rasselbock, Pelznickel, Pelzruppert ou encore Bartel. La plus imposant mise en scène du Père Fouettard a lieu chaque année aux
Pays-Bas où la fête de Saint Nicolas est très
importante.
A cette occasion, l'évêque de Myre, accompagné de deux personnages appelés Pierre
le Noir, doit ramasser les enfants méchants pour les jeter dans la Mer Noire ou les emmener en Espagne. En effet d'après la tradition hollandaise, ces personnages noirs seraient des Maures laissés en Flandres lors de
l'occupation espagnole. Citons pour finir le Père Fouettard du Luxembourg, dénommé Housecker, qui a dans son sac des « rudden », petites baguettes de bois souple, style saule pleureur, pour donner des fessées aux enfants. Avec l'évolution
de l'éducation, jamais plus un Housecker ne donne de réprimandes, il se contente de distribuer une baguette souple aux personnes non méritantes de manière très symbolique...