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Par chezmel

Pierrot ou Pedrolino, est un personnage de l’ancienne comédie italienne, l’un des zanni ou valets bouffons de la comédie italienne.
Pierrot est candide, badin et a une certaine dose de bon sens. Son vêtement est blanc. Il ne porte pas de masque et a le visage enfariné. Souvent dans la commedia
dell'arte, il est le rival d’Arlequin
auprès de Francisquine ou de Zerbinette, et il est amoureux de Colombine la blanchisseuse dans certaines représentations.
Les Pierrots se sont produits sous les noms de Bertoldo, de Bertolino et de Pagliaccio, le Paillasse français. Pedrolino se montre, dès 1547, parmi les zanni italiens dans une comédie de Cristoforo Castelletti ; on le retrouve dans J. Bernardi de Giovanni Cecchi (1563) et dans
l’Altiera de Luigi Groto (1587).
Une variété du Pierrot italien fut le Brighella, tout habillé de blanc, comme le Pierrot français. Ferrarais d’origine, il joignait à l’esprit de ruse une grossière insolence.
En France, le Pierrot a fait son apparition, en 1577, dans la troupe des Gelosi. Ce personnage comique fut renouvelé par Giuseppe Giraton en 1673 et, à cette époque, il s’y naturalisa, pour ainsi dire, sous le nom de Pierrot, que Molière avait donné au paysan de son Don Juan. De la Comédie italienne, il
passa au théâtre de la foire et à l’Opéra-Comique.
Il était à peu près oublié, malgré le Tableau parlant de Gétry, lorsque, sous la Restauration et, après 1830, il reprit une nouvelle vogue sur les théâtres de pantonimes, grâce aux talents des Debureau père et fils, et de Paul Legrand. De tous les masques et bouffons de la comédie italienne, Pierrot est celui qui s’est le plus longtemps maintenu au théâtre.
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